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FNSEA : un congrès pour faire les comptes

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Le prochain congrès de la FNSEA, qui se tiendra à Grenoble du 25 au 27 mars, sera l’occasion de tirer le bilan du recul historique du syndicalisme majoritaire aux élections des chambres d’agriculture. Sur le plan financier, la FNSEA s’attend à une perte de 700 000 à 900 000 € par an de financements publics.

À l’occasion d’une conférence de presse le 18 mars, le président de la FNSEA a indiqué que le prochain congrès du syndicat – qui se tiendra à Grenoble du 25 au 27 mars et ne sera pas électif – débutera par une séquence à huis clos de « rétrospective de l’année », et en particulier des élections des chambres d’agriculture, qui ont vu le duo FNSEA-JA passer pour la première fois sous la barre des 50 %. Le bureau réserve son bilan précis aux adhérents, mais Arnaud Rousseau prévoit notamment « un retour d’expérience sur la communication et la place des réseaux sociaux, mais aussi sur la volonté de nationaliser le débat dans certains endroits ».

Le recul historique du score de la liste majoritaire aux élections des chambres d’agriculture devrait coûter entre 700 000 et 900 000 euros par an de financements publics à la FNSEA, a indiqué son président Arnaud Rousseau. Un chiffrage qui demande encore à être affiné au regard des résultats définitifs, qui devraient être annoncés prochainement. « La FNSEA n’est pas en difficulté », a toutefois voulu rassurer l’agriculteur. « Nous disposons de fonds propres solides. On ne parle donc pas de plan social, de virage sévère, mais bien d’adaptation. » En 2023, la FNSEA a déclaré 24,8 millions d’euros (M€) de produits, dont 14,8 M€ de concours publics et subventions d’exploitation. Le choc devrait être plus conséquent chez les JA, dont les produits s’élevaient à 7,6 M€ en 2022, dont 5,3 M€ de subvention.

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« Transformation », « féminisation »

Le céréalier est revenu sur l’échec de la Coordination rurale à prendre la présidence de plusieurs chambres malgré leur victoire dans le collège producteur. « Les règles étaient connues de tous, et le fait de s’attaquer aux banquiers, aux assureurs, de dire que les salariés de chambre sont des bons à rien, il ne faut pas s’étonner qu’ils ne votent pas pour vous », a commenté Arnaud Rousseau, qui s’est dit par ailleurs prêt à « discuter » d’une évolution des règles.

Pour revenir au congrès de la FNSEA, des dispositions liées à la « transformation » interne du syndicat seront aussi présentées, initiées avant ces élections ; elles visent à faire des économies, en partageant davantage les compétences au sein du réseau, entre associations spécialisées, antennes nationales et régionales. Enfin, l’équipe dirigeante veut accélérer la féminisation de la FNSEA ; les élus proposeront « davantage de coercition » pour atteindre l’objectif, fixé au congrès de Nancy, d’atteindre 25 % de femmes dans ses instances. Un changement de méthode motivé par les obligations en vigueur dans les organisations paritaires, précise Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA.

« La FNSEA n’est pas en difficulté »