Mise en cause par des syndicats agricoles, la Safer Paca a accepté le 4 janvier un « état des lieux » de son fonctionnement. Une manifestation de la FDSEA et des JA du Var a eu lieu ce jour-là au siège de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) pour réclamer « plus de transparence ». « On a obtenu qu’un audit soit mené à la Safer du Var avant la prise de fonction du nouveau directeur départemental fin mars », affirme Rémi Gautier, président des JA 83. Cette nomination a déclenché la colère du syndicalisme majoritaire, reprochant à l’organisme « une dérive de gouvernance » en cours « depuis quelques années » : les agriculteurs y sont « de moins en moins représentés » et la « gestion administrative y prend le pas sur la ligne politique », d’après un communiqué. La Safer Paca répond qu’aucune concertation préalable n’est prévue pour le recrutement. L’organisme s’est toutefois engagé le 4 janvier à mener en interne un « état des lieux », visant à rencontrer les partenaires, s’interroger sur des dysfonctionnements. Rendez-vous est fixé d’ici à trois mois, puis douze mois pour dresser un bilan.
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Les JA estiment avoir obtenu une « clause de revoyure » d’ici la fin 2023 sur le renouvellement du poste de directeur départemental. « Il faudrait du sang neuf », juge Rémi Gautier pour qui la Safer du Var aurait dû recruter à l’extérieur du département. L’organisme répond, dans un communiqué le 4 janvier, que « le mandat social du directeur général lui confère une totale indépendance dans le recrutement ». À demi-mot, la Safer reconnaît un dysfonctionnement sur l’annonce de la nomination dans le Var, qui a circulé avec un « décalage » entre départements. Les syndicats exigent des réformes statutaires et de gouvernance, notamment que le président du comité technique départemental Sylvain Audemard (FDSEA) soit davantage associé aux décisions.