La start-up dont Elior est actionnaire depuis un an lèvera des fonds en 2017 et en 2018. Objectif : terminer la version 2 de son outil d’aide aux chefs cuisiniers avant de se lancer à l’international.
L’outil permettant d’aider les chefs dans l’optimisation de leurs recettes et la gestion de leurs stocks prévoit de lever à nouveau des fonds lors des deux prochaines années. « Elior est entré au capital de Food Me Up en novembre 2015 à hauteur de 500 000 euros », rappelle Sébastien Vassaux, fondateur de l’entreprise. Le capital est aujourd’hui réparti entre le géant de la restauration collective (pour une part minoritaire), désormais investisseur dans la foodtech (Agra Alimentation du 17 novembre 2016), l’incubateur Numa et les fondateurs de l’entreprise. Pour poursuivre son développement, Food Me Up prévoit donc dans les trois à quatre mois une nouvelle levée de fonds dont le montant n’est pas précisé par le fondateur. « Puis, en 2018, nous devrons lever entre 3 à 7 millions d’euros auprès d’un panel d’investisseurs », indique Sébastien Vassaux.
Les fonds serviront à améliorer la version actuelle de l’outil, un travail dont le terme est prévu pour mars 2017, afin de le rendre plus facile à utiliser, plus rapide et surtout plus riche en données avec la possibilité de profiter des informations issues de bases de données existantes, ce qui éviterait à l’utilisateur de rentrer ses propres informations dans l’outil. « Mi-2017, nous prévoyons de proposer Food Me Up dans plusieurs langues européennes, avant de démarcher en 2018 des pays tels que l’Espagne ou l’Allemagne », précise Sébastien Vassaux.
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Le but consiste à convaincre de plus en plus d’utilisateurs et d’accompagner en même temps la digitalisation du secteur de la restauration indépendante et collective. Aujourd’hui, 900 personnes utilisent Food Me Up, mais ce chiffre devrait être multiplié par quatre ou cinq l’année prochaine, et par 10 en 2018, selon le dirigeant. Plusieurs marchés sont visés par Food Me Up : la restauration collective ou de chaîne, « souvent déjà équipées d’outils du même type mais peu ergonomiques et ne prenant pas en compte l’expérience utilisateur », selon Sébastien Vassaux, mais aussi les restaurateurs indépendants qui ont besoin de gain de temps et d’argent et doivent répondre aux demandes des clients en termes de nutrition et d’allergènes. « D’ici cinq à dix ans, les artisans et les restaurateurs constitueront l’essentiel de notre marché », prévoit Sébastien Vassaux.