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Forêt : les eurodéputés ne veulent pas aller trop vite sur l’harmonisation des inventaires

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Sceptiques, tout comme le sont les États membres, sur la vaste harmonisation des données et indicateurs de suivi des forêts de l’UE proposée par la Commission européenne, les rapporteurs parlementaires du texte proposent « une approche plus décentralisée et progressive pour atteindre les objectifs fixés ». « Il est en effet important que la mise en place du système européen de surveillance des forêts ne déstabilise pas le travail déjà effectué par les inventaires forestiers nationaux et les autorités nationales », justifient le social-démocrate français Éric Sargiacomo et la centriste suédoise Emma Wiesner dans leur projet de rapport publié le 29 janvier. Les deux eurodéputés plaident pour que l’introduction des nouveaux indicateurs supplémentaires soit renvoyée à des actes délégués (présentés ultérieurement) afin de donner plus de temps à la Commission européenne et aux États membres de parvenir à une vision commune. Ils insistent également sur la nécessité de s’assurer de la confidentialité des données (notamment en ce qui concerne leur lieu exact de collecte).

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« L’expérience et les connaissances des inventaires forestiers nationaux (IFN) constituent une base solide sur laquelle construire un système de surveillance des forêts, tout en garantissant l’introduction de nouvelles technologies telles que la télédétection en complément », notent les deux co-rapporteurs. Ils préviennent donc que les progrès continus de la télédétection et des services de surveillance des terres offerts par Copernicus ne devront pas remplacer les observations in situ par des experts forestiers et la collecte de données sur le terrain qui resteront également essentielles à l’avenir.

Ce rapport va maintenant être discuté par les commissions de l’Agriculture et de l’Environnement qui ont une compétence partagée sur le dossier.