La maison Fossier, connue pour son biscuit rose rémois, cherche des relais de croissance avec des sablés et des craquants qu’elle lance cette année. Une façon de rajeunir la clientèle et de faire vivre la marque fondée en 1756.
Il n’y a pas d’âge pour se lancer dans une nouvelle aventure. C’est le cas de la Maison Fossier, surtout connue pour son biscuit rose emblématique de Reims (seul industriel fabricant), qui se diversifie en élargissant sa gamme de produits à sa marque. Au printemps, elle lance une extension de sa « gamme rose ». Après les sablés framboise et fraise en 2017, cette année verra l’arrivée en rayons des sablés caramel et pépites de chocolat. Elle lance aussi un craquant décliné en plusieurs versions : chocolat au lait, chocolat noir et chocolat noir/framboise. « Le but est de décliner notre marque avec des produits qui vont plaire à des clients plus jeunes que les consommateurs du biscuit rose », explique Charles-Antoine de Fougeroux, directeur général de Fossier. Les consommateurs actuels sont plutôt âgés de 50 à 60 ans, localisés surtout dans l’est de la France et en région parisienne. La marque tient en revanche à garder son positionnement haut de gamme avec des PMC entre 2,30 et 2,80 euros le paquet. L’entreprise compte en vendre en 2018 environ 100 000 UVC pour chaque référence.
L'innovation est obligatoire pour s’en sortir
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Ce lancement se fait sans nouvel investissement dans l’outil de production qui a déjà bénéficié d’une robotisation (500 000 euros) en 2015 et d’un four en 2017 (500 000 euros). En 2017, Fossier a aussi investi dans un ERP pour 250 000 euros. Le chiffre d’affaires, estimé à 12 millions d’euros en 2018, devrait être stable par rapport à 2017, en raison de l’arrêt de certaines références et du lancement des nouveautés.
Sur un segment du biscuit en France en stagnation depuis plusieurs années (les ventes cumulées des industriels français représentent 2,6 milliards d’euros par an), l’innovation et la valorisation sont les solutions privilégiées par Fossier. L’entreprise fondée en 1756 peut s’appuyer sur sa longue expérience du biscuit, mais aussi sur ses labels EPV (obtenu en 2006 et renouvelé deux fois depuis) et Entrepreneurs + engagés (Feef). L’entreprise explore aussi l’export qui représente aujourd’hui environ 8% du chiffre d’affaires, loin derrière les GMS (40%), la sous-traitance (15%, dont le biscuit rose de Nos régions ont du talent de Leclerc, seul biscuit rose en MDD) et le réseau des épiceries fines, dont ses 8 magasins en propre. « La naturalité et la RSE sont des paramètres que nous devons de plus en plus prendre en compte », souligne Charles-Antoine de Fougeroux. La transparence, de plus en plus exigée de la part des industriels doit aussi être prise en compte, selon le directeur général. 10 000 visiteurs sont accueillis chaque année pour voir la production grâce à un couloir de visite aménagé dans l’usine. Fossier pourrait d’ailleurs investir dans un musée de la biscuiterie afin d’ouvrir encore plus les portes de l’entreprise.