« Fixer » la fraise mariguette Label rouge dans le cœur des consommateurs. Tel est l’objectif de l’association des fruits et légumes du Lot-Garonne (AIFLG) pour « les trois prochaines années », a indiqué son directeur Félix Pizon lors d’un déjeuner avec la presse le 24 mars. « On a produit 15 tonnes en 2021. L’objectif est de dépasser les 20 tonnes cette année pour atteindre, à terme, 20 à 30 % des volumes de fraise sous Label rouge », a-t-il détaillé. Pour augmenter les volumes, l’AIFLG compte substituer la mariguette à d’autres variétés déjà cultivées dans les « 250 ha de jardins suspendus » (NDLR hors-sol) dédiés au Label rouge. L’idée est « d’avoir une croissance assez mesurée [sur la gamme label rouge] car c’est un produit d’exception, et on veut éviter le risque que le consommateur ne soit finalement pas au rendez-vous », a expliqué Félix Pizon.
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Créée en 2013, la mariguette est issue d’un croisement entre la mara des bois et la gariguette. Elle a fait son apparition au cahier des charges de la fraise Label rouge de l’AIFLG en 2020, pour des premiers volumes mis en marché l’an passé. En 2021, l’AIFLG a produit « 592 tonnes » de fraises label rouge (86 producteurs certifiés) dont « 90 % de gariguette, 6 % de mariguette, 3 % de ciflorette et 1 % de charlotte », selon M. Pizon. Ces deux dernières variétés demeurent marginales : la charlotte, car elle présente des calibres variables « plus compliqués à mettre en barquette » ; tandis que la couleur orangée de la ciflorette induit les consommateurs en erreur, ces derniers pensant à tort qu’elle n’est pas arrivée à maturité. Autre chantier mené par l’AIFLG : l’obtention d’une IGP pour la tomate de Marmande destinée au marché du frais et à l’industrie. « On est en train de rédiger le cahier des charges, notre but est d’avoir un premier avis de l’Inao en 2022 », a indiqué Félix Pizon.