Dans un communiqué de presse du 9 mars, l’AOPn Fraises et framboises de France fait le point sur la campagne qui débute, dans un contexte d’intempéries et d’inondations. Les producteurs français, notamment dans les principaux bassins de production de fraises, ont été affectés, à l’instar de plusieurs autres pays européens. « Ils se sont mobilisés pour reprotéger rapidement leurs cultures et limiter les dégâts », veut-elle rassurer, indiquant qu’il ne devrait pas y avoir d’impact sur les volumes. De même sur les étiquettes en rayon : « Aucun impact sur les prix ne peut être anticipé en lien avec ces intempéries. Les prix de la fraise dépendent de l’équilibre entre l’offre et la demande et peuvent évoluer rapidement d’un jour à l’autre au fil de la saison » note l’AOPn. Cette dernière souligne aussi que la saison n’est pas particulièrement précoce cette année : « Si les premières Gariguettes ont pu être dégustées lors du Salon de l’agriculture, les récoltes montent progressivement en puissance ».
Les producteurs anticipent un pic de volumes après Pâques (le 5 avril), contrairement à l’an dernier où il était intervenu plus tôt. Contactée par Agra Presse, Émeline Vanespen, directrice, détaille : « À cause d’un manque de luminosité, la Gariguette devrait avoir une semaine de retard, mais avec des volumes significatifs dès la semaine 12 ». Les producteurs composent avec les difficultés rencontrées par la production espagnole et le fait que la Gariguette est bien différente des variétés standard que l’Espagne propose. « En fraises rondes – aussi en retard –, le pic espagnol intervient en même temps que l’origine France en avril. Il y a une légère inquiétude sur le rassemblement des volumes français pour la semaine 18 », conclut Émeline Vanespen.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
PG