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Le conseil spécialisé « vin » de FranceAgriMer, qui s’est tenu le 15 mai, a adopté à l’unanimité (seule l’administration de FranceAgriMer n’a pas pris part au vote) une motion dénonçant notamment « l’inefficacité de la fiscalité comportementale en termes de santé publique ». « Aucun lien entre consommation et fiscalité n’a été établi à cette date, alors que la consommation de vin en France a baissé de 20% sur la dernière décennie à fiscalité constante », indique la motion. Le conseil spécialisé a relevé « l’absence de consensus scientifique sur les méfaits d’une consommation mesurée ». Il a rappelé l’enjeu économique du vin pour le pays : 500 000 emplois et 87 000 exploitations à taille humaine « qui contribuent à l’activité économique de 66 départements et qui attirent 12 millions d’œnotouristes chaque année ». Enfin, la filière « représente un savoir-faire et un art de vivre résolument ancrés dans la culture française, et participe à l’image et au rayonnement de la France à l’international », a souligne la motion adoptée par le conseil spécialisé de FranceAgriMer.
Le 14 mai, la Confédération nationale des producteurs de vin AOC (Cnaoc) a diffusé une lettre aux députés et sénateurs français, dans laquelle elle considère qu’une éventuelle hausse des taxes sur le vin serait « dramatique en termes d’image » et « inefficace en termes de santé publique ». De plus, elle serait « stigmatisante car elle ne ferait pas la distinction entre le consommateur mesuré et le consommateur excessif ».
La filière sera auditionnée le 23 mai prochain au Sénat par la MECSS. Elle sera représentée par l’association Vin & société.
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