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Céréales FranceAgriMer prépare la publication d’un suivi hebdomadaire de l’état des cultures

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Pour la prochaine campagne, FranceAgriMer va mettre en ligne chaque semaine un état de l’avancement des cultures, sur une méthode fortement inspirée de l’USDA (département américain de l’agriculture).

Les professionnels l’attendaient depuis longtemps. Ce devrait bientôt être chose faite. A partir des semis d’automne de la campagne 2010/2011, FranceAgriMer va donc proposer un suivi hebdomadaire de l’état des céréales. C’est ce qu’ont expliqué les dirigeants de l’organisation en conférence de presse à Montreuil le 9 juin, le conseil spécialisé céréales ayant donné son feu vert à la généralisation du dispositif en test dans deux régions, le Centre et le Poitou-Charentes. Cinq cultures seront concernées : les blés tendre et dur, les orges d’hiver et de printemps ainsi que le maïs. Les enquêtes seront menées dans 16 régions, Auvergne, Limousin, Paca, Basse-Normandie, Franche-Comté et Corse étant pour l’instant exclues. Le système va s’inspirer directement de la note hebdomadaire « Crop progress » produite par l’USDA (département américain de l’Agriculture). « Nous avons été les voir et nous les avons prévenus que nous allions reprendre leur système, mais pas exactement à l’identique », a précisé Christian Vanier, responsable de l’animation des filières au sein de FranceAgriMer. Les principales différences devraient porter sur la définition des stades physiologiques.

Les réseaux d’épidémio-surveillance du territoire mis à contribution
Comme l’USDA, l’office devrait donc proposer sur son site internet des données sous forme de pourcentage, actualisées tous les mercredis après-midi. Parmi les parcelles sondées, il s’agira de mesurer la proportion de celles qui ont atteint un stade végétatif donné. L’état des cultures sera noté sur le même principe, au travers de cinq classes : très bon, bon, moyen, mauvais, très mauvais. Faute de recul, les données relatives à la campagne 2010/2011 ne pourront bien sûr pas être comparées aux valeurs antérieures. Une possibilité qui viendra avec le temps. « L’idée consiste au moins à “objectiver la rumeur”», a souligné Christian Vanier. Pour réaliser les notations, FranceAgriMer compte s’appuyer sur les réseaux régionaux d’épidémio-surveillance du territoire, mis en place dans le cadre du plan Ecophyto 2018. « Nous prévoyons une formation pour les agents afin qu’ils fassent une notation homogène », a souligné le responsable animation des filières. Le dispositif devrait représenter 200 000 euros par an de coûts directs, qui correspondront à la rémunération du personnel en charge de la notation. S’y ajouteront 200 000 euros de coûts internes à FranceAgriMer, liés notamment à la compilation des données et au développement du site internet. Rendez-vous à la rentrée pour les premières publications.

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