Le CAF (Conseil de l’agriculture française) regroupant les organisations majoritaires économiques, coopératives et mutualistes a obtenu du gouvernement, lors de sa rencontre avec le Premier ministre, François Fillon, en présence de Michel Barnier le ministre de l’Agriculture, le respect des engagements budgétaires pris pour 2007.
L’ambition du Premier ministre, François Fillon, pour l’agriculture doit se traduire en termes budgétaires. Ce message défendu par le CAF, le 18 juillet, lors de sa première rencontre avec le Premier ministre a abouti, selon Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA au respect par le nouveau gouvernement des engagements budgétaires pour 2007. Il s’agit notamment des aides pour les zones défavorisées, de la politique de l’herbe et de l’installation sans oublier les dispositifs de modernisation de l’agriculture, a indiqué Jean-Michel Lemétayer, à la sortie de cette entrevue d’une heure et demie. « La question se pose aujourd’hui pour le budget 2008 », a indiqué sans plus de précisions le leader de la FNSEA évoquant un contexte budgétaire « difficile ».
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Appel à la fermeté du gouvernement à l’OMC
Face aux nouvelles propositions Falconer visant à débloquer les négociations à l’OMC, Jean-Michel Lemétayer a rappelé qu’il comptait « sur la grande fermeté de la France ». Une position que défend d’ailleurs François Fillon. « Le nouveau document ne nous va pas mieux que le précédent », souligne le président de la FNSEA, préférant la perspective d’un non accord qu’un mauvais accord. Autre sujet évoqué avec le Premier ministre, le problème de l’emploi en agriculture et de la situation des saisonniers. Sans oublier les conséquences de l’augmentation des cours des matières premières et sa conséquence sur les filières animales. « A chaque maillon de la filière, il faut que l’Etat vérifie les marges ! », a lancé le leader de la FNSEA. Au chapitre du Grenelle de l’environnement, dont les groupes de travail ont commmencé à se réunir, le président de la FNSEA affirme que la « politique agricole, alimentaire et territoriale constitue une force de notre pays ». Il a insisté sur les politiques de recherche qui ne doivent pas « être remises en cause car elles peuvent apporter des solutions ».