Selon le média belge RTBF, les salariés du fabricant belge de frites surgelées Clarebout ont initié un mouvement de grève le 2 octobre, toujours en cours le 6 octobre, dans l’ensemble des usines basées en Belgique et en France, ralentissant leur production. Dans le détail, ils jugent la prime proposée par la direction, de 500 euros, insuffisante au vu des efforts consentis pour développer l’entreprise. Les 500 euros distribués aux employés sont à mettre en perspective avec le rachat du groupe belge par l’américain Simplot durant l’été 2025. Une opération qui devrait être finalisée en fin d’année ; son montant précis est inconnu, mais se compterait en milliards d’euros, d’après les salariés. « Les travailleurs veulent une prime. Ils ont contribué à bâtir l’entreprise », s’est exprimé auprès du média Marie-Line Colin, une employée du syndicat FGTB Horval (syndicat belge classé à gauche). Le groupe Clarebout emploie environ 3 000 personnes, qui travaillent dans les sites de Dunkerque (France), Neuve-Église (Belgique-Flandre occidentale), Warneton (province de Hainaut, l’usine la plus importante) et Mouscron (Hainaut). Pour rappel, Clarebout était par ailleurs accusé début 2025 par les producteurs français de pommes de terre de revenir unilatéralement sur ses engagements d’achats.
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