À l’occasion de son congrès, qui s’est tenu les 13 et 14 février dans le Rhône, la FNPF (producteurs de fruits, FNSEA) est revenue sur ses principales revendications du moment : pesticides, emballages et plan Souveraineté. Par la voix de la présidente Françoise Roch et du secrétaire général Luc Barbier, la fédération s’est félicitée de la récente suspension du non-renouvellement de l’herbicide Pledge, et a répété sa demande de réhomologation de l’acétamipride – pour lequel le Sénat a ouvert une possibilité d’usage dérogatoire dans le cadre de la PPL Entraves, qui doit être examinée à l’Assemblée dans les prochaines semaines. « En 25 ans, on a perdu 40 % du verger français, mais les consciences bougent, assure Françoise Roch. Les politiques doivent comprendre qu’on ne peut pas nous plonger dans des impasses systématiquement. On a besoin d’un État partenaire, d’un facilitateur. On voit que ça marche dans les pays qui progressent. On veut continuer à exister demain. » En écho, la ministre de l’Agriculture a souhaité, dans son allocution vidéo adressée aux congressistes, « redonner aux paysans les moyens de produire ».
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En attendant, entre incertitudes et impasses, les producteurs testent de nouveaux modèles, parfois de façon concertée à l’échelle d’un territoire, tel que l’a démontré le Comité stratégique fruits, un organe stratégique de la filière en région Auvergne-Rhône-Alpes. Il se donne pour défi de rassembler l’écosystème de production, de R & D et les partenaires publics pour identifier de façon globale dans un « groupe d’actions collectives » toutes les solutions durables contre Drosophilia Suzukii et Rhagoletis Cerasi pour les filières cerise et petits fruits rouges.