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Fruits et légumes : la majorité des émissions de GES liées à la production

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D’après une grande étude transversale d’Interfel pilotée par le CTIFL, résumée le 26 février au Salon de l’agriculture, sur les 5,3 Mt de CO2eq de la filière fruits et légumes frais, 69 % sont liés à la production en France et à l’import, incluant le transport jusqu’à la première mise en marché (entrepôts et stations de conditionnement). Dans le détail, 7 % sont liés au stockage et à la conservation (conservation post-récolte, mûrisserie et stockage en entrepôts logistiques), 13 % aux emballages et au conditionnement et 11 % au transport (de la première mise en marché jusqu’à l’étal ou au restaurant). Interfel rappelle le paradoxe de la filière : une « faible contribution » aux émissions de GES, mais une « grande vulnérabilité » aux conséquences du changement climatique, 3 % des émissions du secteur agricole français étant imputables à la production de fruits et légumes en sortie de champ.

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Côté leviers, l’étude s’intéresse par exemple à la décarbonation des serres via l’ajout d’un second écran thermique (« 100 000 € de coût en moyenne pour équiper 1 ha de serre »), à la décarbonation des engins agricoles (« 170 M€ d’investissement nécessaire pour équiper l’ensemble des vergers de pommiers en plateformes électriques »), ou encore à l’optimisation de l’usage des engrais. La conférence de presse a ainsi été l’occasion de revenir sur le projet Pertomco de 2022-2024, consacré à performance environnementale de la tomate et du concombre sous abris. Il en ressort que pour la tomate grappe française, en phase amont, le premier poste de GES est le chauffage (75,2 %), le deuxième le CO2 liquide (8,4 %) et le troisième la construction de la serre (6 %). Les leviers ont été classés (impact/faisabilité) : travailler sur le mix énergétique est ce qui aurait le plus d’impact, tout en étant le plus difficile.

Une étude se penche sur les émissions de la filière et les leviers d’action