Dans son dernier rapport d’impact, le CTIFL (recherche appliquée) détaille les résultats d’une étude qu’il a menée sur l’impact que peut avoir la réfrigération à l’étal sur la réduction des pertes de fruits et légumes dans la distribution. L’objectif était d’évaluer si une typologie de meubles réfrigérés ventilés (vitrines murales et semi-murales verticales, bac îlot) est plus appropriée au maintien de la qualité des fruits et légumes que les autres. Il est également question de mesurer l’intérêt de la réfrigération pour les espèces les plus fragiles par rapport à l’ambiance sèche du point de vente.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
D’une manière générale, l’étude valide l’intérêt de la réfrigération à l’étal : elle permet une diminution de la freinte (perte de volume ou de poids) de 25 % (salade), à 40 à 50 % (carotte et asperge) et jusqu’à 70 % constatée pour la framboise, par rapport à l’exposition à l’ambiance du point de vente. Il en ressort que les meubles verticaux permettent de mieux maîtriser la fraîcheur des fruits et légumes en vrac, par rapport au bac îlot. À volume égal, ils sont en moyenne 15 % plus économes énergétiquement que les bacs. Pour les fruits et légumes emballés, la réfrigération est bénéfique quel que soit le type de meuble. « Au stade de vente au détail, nous observons un gain qui va jusqu’à 4 % de chiffre d’affaires selon les espèces, par la limitation de la freinte, non perdue en démarque inconnue dans le cas des produits vendus au poids », explique le CTIFL. Autre enseignement de l’étude : « Cela évite également de faire perdre jusqu’à 30 % d’acheteurs par manque de fraîcheur pour la fraise, par exemple. L’aspect fraîcheur est souvent cité par les consommateurs comme un des principaux critères d’achat ».