L’Italie a demandé à la Commission européenne le 14 octobre d’activer des mesures d’urgence prévues par le règlement sur l’OCM unique afin de « sauvegarder le rôle clé que jouent les organisations de producteurs de fruits et légumes » confrontés à la menace de la punaise diabolique. Ce ravageur originaire d’Asie découvert pour la première fois en Europe en 2007, et désormais largement implanté dans l’UE, a déjà coûté plus de 500 millions € aux agriculteurs italiens, selon leur secrétaire d’État l’Agriculture, Giuseppe L’Abbate. La punaise diabolique prolifère rapidement et s’attaque aux productions de fruits et légumes en particulier, dans le nord de l’Italie, aux pommes, poires, pêches, kiwis, mais aussi maïs et soja. Et les moyens de lutte phytosanitaires manquent. Seul un antagoniste naturel, mais dont l’efficacité réelle doit encore être évaluée dans l’UE, pourrait s’avérer efficace : la guêpe samouraï. En attendant, les agriculteurs ont dû mettre en place des mesures coûteuses comme l’installation de filets anti-insectes. Mais sans grand succès. Le commissaire européen à l’Agriculture, Phil Hogan, s’est contenté d’indiquer que « la Commission était prête à chercher des solutions pour aider les producteurs à atténuer leurs pertes ».
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