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Fruits et légumes : l’origine France à des prix « compétitifs »

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Familles rurales a souligné le 23 août la compétitivité des fruits et légumes français par rapport à leurs homologues étrangers, traditionnellement moins chers, d’après son baromètre annuel. Après de mauvaises récoltes, les prix atteignent néanmoins des records, avec des hausses à deux chiffres par rapport à 2015.

L’association conseille aux ménages de bien comparer les origines, et de « ne pas hésiter à acheter […] français » pour « soutenir la filière », a déclaré le président Dominique Marmier. Cette situation résulte à la fois de l’augmentation des tarifs de certains produits en provenance de l’étranger, notamment d’Espagne qui, cette année, a elle aussi subi une météo capricieuse, et d’un effort de compétitivité des producteurs français, alors même qu’ils traversent une passe difficile, selon l’association de consommateurs.

« Nous espérons que la hausse des tarifs de cet été bénéficiera aux producteurs, mais on ne peut totalement le garantir car on constate parfois une certaine opacité dans la formation des prix », a noté Dominique Marmier.

Un baromètre au sommet

Les prix des fruits et légumes ont toutefois battu des records cet été, augmentant respectivement de 18 et de 10 % par rapport à 2015. « Après deux années de relative stabilité, 2016 marque une rupture […], d’après Familles rurales. Depuis la création de l’observatoire, il y a neuf ans, les prix n’ont jamais été aussi élevés. » Par rapport à l’an dernier, le prix moyen d’un kilo de fruits a augmenté de 0,53 euro, atteignant 4,10 euros. Pour les légumes, la hausse est de 20 centimes, à 2,30 euros.

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Pour les produits bio, les tarifs ont également flambé, progressant de 21 % pour les fruits (à 6,95 euros/kg), et de 12 % pour les légumes (à 4,1 euros/kg). Les écarts avec les fruits et légumes conventionnels se sont ainsi à nouveau creusés, atteignant leur niveau le plus important depuis 2007. Les fruits bio sont aujourd’hui en moyenne 70 % plus chers que ceux issus de l’agriculture traditionnelle. Pour les légumes, l’écart atteint les 78 %.

Cette flambée des étiquettes rend aujourd’hui certains fruits et légumes quasiment inaccessibles aux ménages les plus modestes, alerte Familles Rurales. Ainsi, les fraises et les cerises dépassent 7 euros le kilo en conventionnel et 11 euros en bio, les rendant ainsi plus chers que certaines viandes, relève Dominique Marmier.

Les fruits et légumes n’ont jamais été aussi chers, selon l’observatoire des prix créé il y a neuf ans par Familles rurales