Les eurodéputés ont arrêté (par 426 voix contre 125 et 74 abstentions) ce 22 novembre, leur position sur la révision de la réglementation relative aux emballages et déchets d’emballages. En réponse à la polémique médiatique sur la potentielle interdiction complète des boîtes de camembert en bois, le Parlement européen souhaite que des exemptions temporaires soient prévues pour les emballages alimentaires en bois et en cire, le temps que la Commission européenne évalue leur statut. Autre sujet sensible pour le secteur agricole, Strasbourg se prononce contre les restrictions sur les emballages à usage unique pour le secteur des fruits et légumes, prévues dans la proposition initiale de la Commission européenne.
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Dans un communiqué de presse, les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) saluent une position du Parlement européen qui « prend en considération les caractéristiques et des réalités spécifiques des secteurs agricoles ». Cependant, elles notent que « la survivance de restrictions en matière de conception des emballages, qui auraient des effets négatifs sur le secteur du vin, lequel dépend de caractéristiques telles que les doubles fonds qui renforcent la solidité des bouteilles pendant le transport, reste problématique ». Le président de la commission de l’Environnement du Parlement européen, Pascal Canfin (centriste), se félicite, lui, du large soutien reçu par l’amendement destiné à sauvegarder les boîtes en bois pour le camembert, le mont d’or ou le gorgonzola. Enfin, si Grace O’Sullivan (Irlande), rapporteure fictive des Verts sur ce sujet, reconnaît que ce texte permet de « commencer à s’opposer à [la] culture du jetable », elle regrette la suppression « d’importantes restrictions sur les emballages superflus à usage unique ». À présent, le Conseil de l’UE, colégislateur, doit lui aussi se prononcer sur le texte d’ici la fin de l’année. Des négociations interinstitutionnelles devront ensuite être menées avant d’aboutir à un texte définitif.