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Fruits rouges : prison avec sursis et 150 000 € requis contre un cas de « francisation »

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Le 27 mai, un an de prison avec sursis et 150 000 euros d’amende ont été requis à l’encontre du gérant de l’entreprise Fruits rouges du Périgord, accusé de francisation, par le procureur du tribunal correctionnel de Bergerac, selon Ici (ex-France bleu). L’entreprise, située à Capdrot (Dordogne), est accusée d’avoir acheté 412 tonnes de fruits rouges (fraises, framboises, myrtilles, mûres) en Espagne, au Portugal et au Maroc entre 2020 et 2021, pour les revendre sous l’étiquette « origine France ». Les fruits étaient vendus sur les marchés français de gros et auprès de la grande distribution (Auchan, magasins U, Leclerc) en Auvergne-Rhône-Alpes, dans le Sud-Ouest et en Sarthe. Au total, la fraude est estimée à plus d’un demi-million d’euros. Dans un communiqué de presse du 28 mai, la Coordination rurale se félicite de ce réquisitoire : « Cette affaire démontre une fois de plus qu’il faut renforcer les contrôles, protéger réellement l’origine des produits agricoles et sanctionner lourdement ceux qui trichent », précise Sébastien Héraud, maraîcher à Lamonzie-Saint-Martin (Dordogne) et responsable de la section Fruits et légumes du syndicat. Le jugement est attendu pour le 30 juin.

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