Abonné

Future Pac : les scientifiques appellent à mieux intégrer la consommation et l’innovation

- - 2 min

Dans un rapport rendu le 26 avril, les académies européennes des sciences (réunies au sein de du Conseil européen des Académies des sciences – EASAC) estiment que l’approche actuelle de l’Europe en matière d’alimentation, d’agriculture et d’environnement n’est pas durable.

Les académies nationales des sciences de l’UE, de la Norvège et de la Suisse constatent que les politiques cloisonnées actuelles de l’alimentation, de l’agriculture, du changement climatique et de la santé – tant au niveau de l’UE que national – ne sont pas la voie à suivre, en particulier si des objectifs ambitieux, notamment en matière climatique, doivent être atteints. Elles proposent donc une approche intégrée des systèmes alimentaires qui englobe toutes les étapes, de la culture à la transformation, en passant par le transport et le commerce, mais aussi la consommation et les déchets.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

production agricole
Suivi
Suivre

Cela nécessite l’introduction d’une agriculture intelligente sur le plan climatique (comme l’adoption d’innovations en sélection végétale pour faire face à la sécheresse), mais aussi que l’agriculture elle-même contribue de manière substantielle à l’atténuation du changement climatique. Mais, souligne ce rapport, si l’agriculture – et en particulier la politique agricole commune – a un rôle crucial à jouer, les décideurs ne peuvent pas compter uniquement sur la production agricole pour répondre à ces questions urgentes, le comportement des consommateurs devant également changer. Sont visés en particulier le gaspillage alimentaire et la consommation de viande. Bien que les changements apportés aux pratiques de gestion du bétail pourraient contribuer à l’atténuation des gaz à effet de serre, des ajustements plus importants nécessiteront une modification de la demande pour les produits carnés, notent les scientifiques. D’autres sources de protéines doivent être développées : les insectes, la viande produite in vitro et les protéines alternatives.

Enfin, les Académies des sciences appellent, dans le cadre de la future Pac, à une réorientation d’une partie des fonds européens vers la recherche et l’innovation.