Au cours d’une discussion il y a quelques semaines, un dirigeant de la filière œuf m’affirmait, dans la même phrase, qu’il ne croyait pas du tout au concept des œufs « sans abattage » proposé par la start-up française Poulehouse, ayant pour slogan "l’œuf qui ne tue pas la poule" (voire que le concept l’agaçait). Mais qu’en revanche, il se demandait sérieusement si les Français trouveraient encore nécessaire de manger de la viande en 2050.
Attention à ce que le ressentiment légitime éprouvé par de nombreux opérateurs des filières animales envers le mouvement végétarien/végan – dont la virulence de certains militants est désormais bien connue – ne leur fasse pas rater des opportunités économiques.
Si les trois fondateurs de Poulehouse ont réussi à convaincre Biocoop, imaginez ce que la filière œufs, avec ses connaissances techniques, pourrait faire de ce concept ! On peut d’ailleurs imaginer le même concept dans la filière laitière. Pour reconquérir de la valeur et compenser la baisse de consommation de viande annoncé en Europe, il faudra faire feu de tout bois.
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Tous les végétariens ne sont pas de militants, beaucoup sont simplement des clients, de plus en plus nombreux – même Chewbaca, le personnage iconique de Star Wars s’est converti au végétarisme dans le dernier opus de la saga ! La société Herta, qui sort actuellement sa Knacky végétarienne, l’a bien compris et garde la tête froide face aux attaques faites à la filière animale.