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Gel 2022 : le bilan se précise en fruits d’été en France et en Espagne

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La vague de gel du 31 mars au 5 avril a « généralement épargné » les producteurs français de pêches et d’abricots, s’est réjouie l’AOPn pêches et abricots de France dans un communiqué le 8 avril. L’AOPn confirme que le vent mais aussi les masses d’air froid et la proximité du littoral méditerranéen « ont permis d’éviter le pire » avec des températures qui sont rarement descendues sous les -2°C. « On déplore malheureusement des dégâts dans les zones les plus exposées, telles que certains coteaux de la vallée du Rhône, la haute vallée de la Têt [près de] Prades (Pyrénées-orientales, NDLR), et la région des Baronnies (Drôme, NDLR), à nouveau fortement impactée », nuance pour autant l’AOPn.

De l’autre côté des Pyrénées en revanche, plusieurs territoires du nord de l’Espagne semblent avoir été fortement touchés. Il s’agit des provinces de Lérida (en Catalogne), Huesca et Saragosse (Aragon), Navarre et la Rioja (dans les régions du même nom) et de León (en Castille-et-León), selon l’AOPn. En Aragon et en Catalogne, des dégâts sont également attendus dans les vergers de poire, d’amande et de noix, rapporte la newsletter Freshplaza le 7 avril.

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La région de Valence a aussi été durement touchée, d’après l’organisation de producteurs Unió de Llauradors. Cette dernière, dans une communication le 5 avril, déplore « plus de 50 millions d’euros de pertes (M€) » sur « plus de 33 000 ha » de cultures, essentiellement en kaki et amande, ainsi qu’en fruits d’été, cerises et même en légumes (pomme de terre, oignon, artichaut). Des dégâts qui s’ajoutent « aux 11 M€ [de pertes] provoquées par des [récentes] pluies persistantes ». La Unió de Llauradors réclame un paquet d’aides (aides directes, distribution gratuite d’un fongicide curatif, remise de la taxe foncière, réduction des cotisations sociales, prêts bonifiés notamment…) pour soutenir les producteurs touchés par ces aléas climatiques.

Producteurs de pêches et d’abricots « généralement épargnés »