En Gironde, « plus de 50 % » du vignoble ont été « sévèrement touchés », c’est-à-dire que les pertes s’élèveront entre 50 et 100 %, a indiqué la chambre d’agriculture du département après une réunion de crise le 5 mai. Quand les bourgeons sont gelés, des contre-bourgeons peuvent sortir par la suite, mais ils ne sont pas systématiquement fructifères, a précisé Philippe Labadie, directeur du service « entreprises » de la chambre. La vigne sera moins productive et les raisins auront moins le temps de bien mûrir pour produire du vin de qualité. De plus, la vigne a subi un stress qui la rendra fragile à tous les aléas (excès de chaleur ou de pluie). Le résultat du gel, c’est aussi 10 000 ha de céréales à paille atteints (sans que le niveau d’incidence ne puisse être connu à ce stade), 10 000 ha de maïs et 1 000 ha de pomme de terre gelés, 200 ha de petits pois de conserve (perte de 50 à 100 % des fleurs selon les parcelles), 200 ha de haricots verts, 55 ha d’asperges et plus de 200 ha de vergers pommiers, kiwis, pruniers, noisetiers, noyers gelés, a indiqué la chambre lors d’un point presse. « Une mission de reconnaissance de calamité aura lieu sur le verger d’ici une dizaine de jours, puis sur les pertes de fond sur vignes en juin », a ajouté Philippe Labadie. Le gel sur vignes est un aléa climatique assurable donc non couvert par les calamités, sauf les pertes de fond.
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