Le gel de fin avril, avec, dans certains secteurs, des températures minimales de - 6°C, entraînerait une perte globale de récolte de l’ordre de 20 à 30 % par rapport à une année moyenne (1,9 million d’hectolitres), a indiqué le 26 mai Inter Loire, l’interprofession des vins du Val de Loire. Ce bilan d’Inter Loire émane des enquêtes menées par les fédérations viticoles, les syndicats d’appellation et les chambres d’agriculture, précise-t-elle. Les vignobles de Touraine, du Nantais et de la Sarthe ont été les plus touchés, certaines communes l’ont été « jusqu’à 80 % ». Une estimation plus fine des perspectives de récolte pourra être dressée à la floraison, fin juin.
Cette amputation d’une partie des rendements survient à un moment de stocks déjà « globalement à leur plus bas niveau » sur les sept premiers mois du fait de l’intérêt porté par les marchés pour les vins du Val de Loire et des faibles récoltes de ces dernières années. « C’est un sérieux avertissement. Le Val de Loire fonctionne à flux tendu et il est indispensable de mettre en œuvre une stratégie collective », a indiqué le président d’Inter Loire Gérard Vinet. Mais Bernard Jacob, vice-président d’Inter Loire et président de l’UMVL (regroupant les maisons de négoce), se veut rassurant : le Val de Loire « a la volonté de fournir les marchés en évitant les hausses de prix qui pourraient les déstabiliser ».
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Parmi les mesures annoncées, FranceAgriMer et les régions « soutiendront notamment le financement de l’étude et la réalisation d’équipement de protection contre le gel », assure Inter Loire. Les fédérations sollicitent, de leur côté, les pouvoirs publics et institutions concernant les assurances, l’accès aux mesures de chômage partiel des salariés et l’allégement des charges pour 2017.
« C’est un sérieux avertissement. Il est indispensable de mettre en œuvre une stratégie collective ».