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Gel : des dégâts « très localisés » dans certains vignobles

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Températures en chute libre et végétation très en avance : du Var à l’Alsace, les viticulteurs ont vécu une semaine de tous les dangers avec le gel qui menaçait les futures récoltes. Jusqu’au 25 avril, la situation est restée « très inquiétante » dans de nombreux vignobles, selon Jérôme Despey, premier vice-président de la FNSEA. Des dégâts ont été signalés, en début de période, dans le Var, le Vaucluse et certaines zones de l’Hérault. Le gel s’est ensuite largement étendu. « Les vignobles du Jura, Cahors, Côte-d’Or, Gaillac ont été le plus significativement touchés, avec jusque 30 % à 50 % de perte de potentiel de production, a-t-il indiqué à Agra Presse le 23 avril. Cela reste très localisé. »

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Bougies, ballots de pailles enflammés ou éoliennes : des viticulteurs de Saint-Emilion (Gironde) ont activé leurs dispositifs antigel par précaution dans la nuit de lundi à mardi 23 avril, mais l’épisode de froid a été moins marqué que prévu, comme ailleurs en France.  « Plus de peur que de mal », résume Emilie Renard, responsable communication du Conseil des vins de Saint-Emilion. « Il a fait plus doux que ce qu’on craignait… globalement entre 1 et 2 degrés ». Daniel Garrigue, vigneron au Château Lucia, a commencé à « surveiller parcelle par parcelle » après avoir « eu une alerte à minuit quand les températures étaient arrivées à quatre degrés ». Après une pointe à -1° vers 02H00, quatre personnes ont été mobilisées pour allumer de grosses bougies entre les pieds de vigne, à raison « d’à peu près 600 à l’hectare », a-t-il expliqué à l’AFP, mais il a suffi de la moitié environ pour maintenir la température autour de zéro. Pour l’instant, la situation n’est « pas alarmante », mais Carole Teycheney reste vigilante jusqu’aux Saints de glace, autour du 10 mai, car « on a deux semaines d’avance sur la sortie des bourgeons par rapport à l’année dernière ».

« Jusque 30 % à 50 % de perte » de potentiel de production