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Gel : gros dégâts attendus en arboriculture sur une bonne partie de la France

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Des dégâts liés au gel sont à attendre en arboriculture dans toute la France à partir du 1er avril, selon Serge Zaka, agro-climatologue chez ITK (société de développement d’outils numériques d’aide à la décision). Dans une série de tweets postés en début de semaine, Serge Zaka alerte sur « une importante descente d’air froid […] prévue le 31 mars » et « des gelées généralisées dès le 1er avril », selon plusieurs modélisations météo. Le scénario le plus pessimiste, basé sur le modèle américain (GFS), prévoit « un froid polaire plus sec ». L’autre scénario, basé sur le modèle européen (ECMWF), prévoit « un froid plus maritime ». Mais des pertes « conséquentes » sont prévues dans les deux cas. « Les dégâts sont acquis. Il reste à confirmer l’étendue géographique, la puissance du gel et sa durée », détaille Serge Zaka, tout en appelant le monde agricole à se préparer à cet épisode car « mieux vaut prévenir que guérir ».

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Dans une nouvelle série de tweets postés le 30 mars après-midi, Serge Zaka estime que les pertes de production en arboriculture pourraient atteindre « 80 à 100 % » sur « une large partie de la France » entre le 1er et le 5 avril. D’après plusieurs cartes de France postées sur son compte twitter, issues du système de modélisation européen, les régions les plus exposées sont les Pyrénées, le centre de la France, les Alpes et les Hauts-de-France. Une « incertitude » liée au vent demeure sur les dommages à attendre en vallée du Rhône, mais « il est probable » que la haute fourchette des pertes « concerne également la Bourgogne et la haute vallée du Rhône », indique l’agro-climatologue. À l’échelle nationale, les espèces les plus exposées sont les abricots, prunes et kiwis. Les pommiers, cerisiers et la vigne semblent « plus protégées » car ces espèces « n’ont pas débourré sur une grande partie du territoire ».

« Les pertes de production […] pourraient atteindre 80 à 100 % »