Un consortium public-privé de R & D en génétique végétale vient d’être lancé pour « accélérer l’innovation agroécologique », a annoncé le 20 mai son initiateur, l’Inrae. Baptisé PlantAlliance, il compte vingt-huit membres en fédérant la recherche publique, des semenciers en grandes cultures, potagères, fourragères et vigne, des instituts techniques et pôles de compétitivité. « Notre communauté de recherche et d’innovation est rassemblée autour d’un objectif commun : accélérer la transition écologique en mobilisant des innovations en génétique, génomique et création variétale », a déclaré en visioconférence le p.-d.g. de l’Inrae Philippe Mauguin. « On sait qu’on a besoin de tous les leviers, de l’agronomie, des agroéquipements, du digital, mais on a évidemment besoin aussi d’innovation dans le secteur variétal. » PlantAlliance cherchera des réponses pour « la réduction massive » des pesticides et autres intrants de synthèse, une « meilleure résilience des cultures » face au changement climatique, a souligné Carole Caranta, DG déléguée Science et innovation de l’Inrae.
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Le consortium s’inscrit dans une dynamique élargie de partenariat impulsée depuis vingt ans, successivement par le réseau Génoplante, puis par le GIS (groupement d’intérêt scientifique) Biotechnologies vertes. Sur une durée de dix ans, les actions sont financées grâce à la contribution des membres, soit un budget de 900 000 euros par an. Cela comprend l’objectif de « porter des positions scientifiques collectives ». À propos des controversées NBT (techniques de sélection génomique), « on tient collectivement à réaffirmer que c’est clairement un outil précieux pour la recherche, pour l’acquisition de connaissances et qu’il y a un potentiel qu’il s’agit d’exploiter pour l’amélioration des plantes », a affirmé Carole Caranta, répondant à une question.