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Gestion des risques : accueil partagé parmi les syndicats

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La FNSEA et les JA ont salué, dans un communiqué commun le 1er décembre, la présentation en Conseil des ministres du projet de loi (PJL) portant réforme des outils de gestion des risques climatiques en agriculture. C’est « une étape importante vers la concrétisation » de la refonte du système « attendue depuis de trop nombreuses années par les agriculteurs », déclare le syndicalisme majoritaire. Ils se réjouissent notamment que le PJL réaffirme la possibilité d’exploiter au maximum le règlement européen Omnibus. « Seule une application complète du règlement Omnibus, sur le niveau d’appui à la cotisation et sur le seuil de déclenchement de l’assurance, à toutes les productions et aux contrats d’assurance à la nature de culture créera une dynamique positive », affirment-ils. La FNSEA et les JA se félicitent aussi de « la garantie minimale ouverte à tous les agriculteurs et soutenue par l’Etat », sur l’indemnisation des risques catastrophiques ; de l’instauration d’un guichet financier unique pour les agriculteurs ; et de la création d’un pool de « coréassurance ».

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Lire aussi : Assurance récolte : vers une hausse des primes de 10 à 25 % en 2022

De son côté, la Coordination rurale (CR) estime que la réforme présentée se fait « au détriment des agriculteurs », dans un communiqué le 1er décembre. Le syndicat dénonce l’essence même du texte : la volonté du gouvernement de « généraliser » le recours à la MRC en permettant un subventionnement accru des primes d’assurance, assorti d’une meilleure indemnisation publique des risques catastrophiques pour les assurés. « Si l’intention semble juste, il n’en reste pas moins que ces assurances présentent un coût financier important », pointe la CR, rappelant que les principaux assureurs Groupama et Pacifica ont annoncé une hausse de 10 à 25% des primes en 2022. Même son de cloche chez la Conf’, qui déplore une réforme qui revient à « forcer » les agriculteurs à s’assurer. « Le gouvernement envisagerait à terme de restreindre l'accès des aides à l'investissement du 2e pilier de la PAC aux seuls assurés », regrette de surcroît le syndicat minoritaire dans son propre communiqué.

« Application complète du règlement Omnibus »