Attendu depuis le début de l’été, le cahier des charges de l’assurance multirisques climatiques (MRC ou assurance récolte) pour 2023 devrait être publié prochainement au Bulletin officiel. L’un des points clefs discutés par le ministère de l’Agriculture, les assureurs et les syndicats d’exploitants agricoles est la revalorisation des barèmes de prix. Appliqués aux rendements assurables, les barèmes de prix déterminent le montant de l’indemnité reçue par l’exploitant en cas de pertes de récolte. Dans une interview à Agra Presse le 22 septembre, Groupama souhaitait une « actualisation » des barèmes « pour recoller à la réalité des matières premières agricoles », en ce qui concerne le cours des céréales notamment.
Interrogé le 6 décembre, le vice-président de la FNSEA Joël Limouzin a confié qu’une revalorisation est envisagée mais « pas à la hauteur des espérances » du syndicat majoritaire. « Le critère qui n’est pas pris en compte pour l’instant, ce sont les coûts de production », a indiqué Joël Limouzin. La FNSEA préfèrerait un système de « prix pivot », basé sur les prix de marché actuels intégrant les coûts de production. « Ce prix pivot pourrait osciller à la hausse ou à la baisse, cela nous semble plus cohérent et en lien avec la réalité », selon M. Limouzin.
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De plus, le syndicat majoritaire veut « une indemnisation qui corresponde bien au prix de rachat des fourrages ». « On attend vraiment qu’on puisse revoir tout cela, et intégrer l’aspect des pertes de qualité (germination, taux de sucre insuffisant dû aux aléas climatiques…) car c’est trop restrictif, encore aujourd’hui, dans la définition telle qu’elle a été posée », a-t-il indiqué.