Le 31 juillet 2011, est la date butoir pour la survie de l’industrie féculière. C’est à cette date que la France peut modifier ses choix quant à l’utilisation de l’article 68, censé soutenir certaines filières, comme celle de la fécule, a indiqué le Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre (GIPT), dont l’assemblée générale s’est tenue le 17 mars. S’il s’appliquait à la fécule, l’article 68 permettrait à l’industrie féculière de tenir le cap pendant les deux ou trois ans critiques pour la filière. Le système d’aides actuel sera converti en aides découplées, donc sans effet incitatif, après la campagne 2011/2012. Les professionnels militent pour un système incitatif dans le cadre de la Pac post-2013. « Ce choix est une décision politique. Il donne la possibilité aux agriculteurs de tirer un revenu du marché. Si on le refuse, les opportunités de l’industrie de la fécule seront saisies dans d’autres pays », comme la Chine, a commenté Pascal Foy, président du syndicat des producteurs de pommes de terre de la féculerie d’Haussimont (Marne). L’enjeu de la fécule est important pour la chimie du végétal, car c’est un substrat utile à la production de bioplastiques, un marché très prometteur.
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