Les parties prenantes estiment devoir faire front commun face à un gouvernement sourd à la société civile. Soixante-six propositions écologiques et sociales émanent de leurs travaux. Parmi les mesures mises en avant figure notamment l’approvisionnement de la restauration collective.
Quelque 19 syndicats et ONG (CFDT, CFTC, FNE, FNH…) ont présenté, le 5 mars dans une conférence de presse au siège de la CFDT, une liste de 66 propositions écologiques et sociales visant à « permettre à chacun le pouvoir de vivre ». Partant du constat que « la société civile peine à se faire entendre par le gouvernement depuis le début du quinquennat », elles se sont engagées à « faire front commun » pour porter ces mesures, notamment à travers les quatre grandes conférences nationales qui rassembleront les différents corps intermédiaires sur les 4 thèmes du Grand Débat (transition écologique, démocratie et citoyenneté, fiscalité et dépenses publiques, organisation de l’État et des services publics) les 11 et 13 mars prochains, avant la clôture officiellement prévue le 15 mars.
Un « observatoire du pouvoir de vivre »
« Un observatoire du pouvoir de vivre » devrait également être créé avant l’été. À travers des indicateurs issus des 66 propositions, il visera à « décrypter les prochaines décisions politiques ». L’objectif est d’aller « très vite pour fixer les indicateurs » pour se donner « un premier point de rendez-vous début septembre », a précisé Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT. « Ce n’est pas 66 propositions dans lesquelles les politiques peuvent venir faire leur marché, c’est une démarche globale qui s’inscrit sur du long terme », a-t-il également promis, jugeant que le pacte avait vocation à se faire entendre « par tous ceux qui gouvernement ou qui aspirent à le faire un jour » mais également par la société civile dans son ensemble.
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Organisées autour de quatre axes (remettre l’exigence de justice sociale au cœur de l’économie, partager le pouvoir pour mieux agir…), les 66 propositions ont pour ambition d’être « toutes universelles », ont précisé les 19 organisations. Parmi elles, des mesures visant à « supprimer les subventions et mesures fiscales dommageables à l’environnement et à la préservation du patrimoine naturel » ou à « sortir les investissements verts du calcul du déficit public dans les règles européennes ». Les 19 organisations proposent également de « généraliser les repas bio dans les établissements publics et privés » ou de « favoriser l’accès aux produits locaux éco-responsables en organisant des circuits courts sur les territoires ».
« Supprimer les subventions et mesures fiscales dommageables à l’environnement »