La politique agricole commune doit être pleinement alignée avec les objectifs de la stratégie "De la ferme à la table" et ceux en matière de biodiversité pour 2030, estime, dans un avis adopté le 10 décembre, le Comité européen des régions. Or, pour son rapporteur Guido Milana, le manque d’ambition de la révision en cours de la Pac risque de mettre ces objectifs (réduction des pesticides, des engrais chimiques et des antimicrobiens et augmentation de l’agriculture biologique) en danger et « nous regrettons ce manque de cohérence ». Le Comité des régions demande quand même une évaluation d’impact approfondie des objectifs quantifiés et le suivi des progrès réalisés.
Selon lui, l’accent doit être davantage mis sur les chaînes d’approvisionnement courtes et sur les formes de production locales et régionales, fondées sur le bien-être des animaux et de l’environnement, et sur la qualité nutritionnelle. Les régions et les villes, souligne l’avis, peuvent jouer un rôle clé dans la transition vers un système alimentaire plus durable, notamment à travers les marchés publics alimentaires qui constituent un des éléments clés pour que la transformation se fasse au niveau local. Le pouvoir d’achat des autorités publiques est évalué à 14 % du PIB de l’UE.
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Dans un autre rapport adopté le même jour, sur la mise en œuvre, plus globale, du Green Deal au niveau local, le Comité, là encore, met en avant le rôle central des régions qui doivent avoir un accès direct aux fonds communautaires. Et de rappeler que « la plupart des mesures d’atténuation et d’adaptation au climat sont prises par les régions qui sont les mieux placées pour savoir ce qui est nécessaire ».