En Louisiane, un homme, déjà souffrant avant de contracter la grippe aviaire au contact d’oiseaux, y a succombé. Les États-Unis mettent davantage de moyens pour prévenir une épidémie et s’y préparer.
Un patient atteint de la grippe aviaire (maladie humaine provoquée par le virus de l’influenza aviaire) est décédé en Louisiane, a annoncé le ministère de la Santé de cet État le 6 janvier. Selon un communiqué, il s’agit du « premier décès humain lié au virus H5N1 aux États-Unis ». Cet homme de 65 ans souffrait d’autres « affections sous-jacentes » et avait été contaminé par le virus de l’influenza aviaire « après exposition à une combinaison de volailles de basse-cour et d’oiseaux sauvages ». Il avait été hospitalisé à la mi-décembre et se trouvait déjà à l’époque dans un « état critique ». « Le risque pour la santé publique générale reste faible », précise le ministère, car l’enquête épidémiologique n’a révélé « ni cas de H5N1 additionnel ni preuve d’une transmission de personne à personne ». Selon le CDC (Centre de contrôle des maladies), il s’agit du 65e cas humain de grippe aviaire aux États-Unis depuis février 2024.
Selon une étude rendue publique le 6 janvier (mais non publiée par une revue scientifique), les mutations du virus chez les bovins sont bien de nature à favoriser l’infection chez les êtres humains. Pour l’un de ses auteurs, Tom Peacock, virologue à l’Imperial College de Londres, « la plus grosse erreur des États-Unis a été leur lente et faible réponse à l’épidémie chez les bovins ». Il pointe « l’intensification des élevages laitiers américains, qui implique beaucoup plus de déplacements d’animaux que dans le système européen », a-t-il indiqué à l’AFP.
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90 millions de dollars pour préparer les hôpitaux
Le ministère américain de la Santé annonce consacrer 306 millions de dollars (M$) à la mise en place des soins pour les personnes pouvant contracter la grippe aviaire (maladie humaine provoquée par le virus de l’influenza aviaire) et pour renforcer les moyens de surveillance du virus H5N1. Parmi les sommes détaillées dans un communiqué diffusé le 3 janvier, 90 M$ financeront la préparation des hôpitaux, 43 M$ iront au centre spécial de traitement des pathologies, et environ 111 M$ viendront renforcer la surveillance de la maladie aviaire à l’échelon local, étatique ou fédéral.
Le ministère de la Santé assure qu’il entretient une étroite collaboration avec le ministère de l’Agriculture, ainsi qu’avec les administrations locales, les acteurs économiques et autres parties prenantes afin de protéger les populations. En Californie, où l’état d’urgence a été décrété dans la filière laitière, les fonctionnaires de la santé et les services vétérinaires accompagnent les éleveurs dans les processus de détection du virus et de soins aux troupeaux. L’élevage laitier de cet État recense la majeure partie des 917 cas bovins enregistrés aux États-Unis au 6 janvier.