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Multispécialiste Grogne sociale chez Nestlé

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Soutenue par FO, la CGT de Nestlé France avait appelé à une « journée nationale d’action » dans l’ensemble des sites du groupe, le 14 novembre, jour d’un comité de groupe France. Principales raisons invoquées : « les problèmes liés aux restructurations, délocalisations, perte des emplois en masse, remise en cause des acquis sociaux », et la demande « d’augmentations de salaires », autant de craintes ou de revendications qui se sont développées dans un contexte social difficile en 2005, année marquée par les conflits des usines de Perrier à Vergèze et Saint-Menet à Marseille. Près de la moitié des trente-cinq usines françaises ont observé des arrêts de travail s’échelonnant de deux à vingt-quatre heures.

A l’ouest, l’usine Nestlé-Purina de Quimperlé, spécialisée dans l’alimentation des animaux domestiques, était paralysée par la grève. Les salariés, mobilisés par la CGT, syndicat majoritaire, avaient pour mot d’ordre « rester chez Nestlé » alors qu’un projet de cession ou de cessation d’activité a été évoqué par la direction, a indiqué le responsable syndical central CGT, Didier Le Hen. La direction de Nestlé Purina Petcare avait annoncé fin 2005 au comité central d’entreprise son projet de cession du site de Quimperlé qui produit essentiellement des boîtes de conserve pour chats et chiens et des croquettes.

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Les représentants des salariés redoutent également la fermeture de l’usine, en sous-capacité de production, de Dijon, dédiée à la fabrication des barres chocolatées Lion, un produit, dont les ventes ont baissé de 18 % entre 2004 et 2005 et qui ne colle pas vraiment d’ailleurs à l’image de bien-être et de nutrition que le groupe suisse a adoptée. Nestlé serait également toujours à la recherche d’un repreneur pour le site de Challeranges (Ardennes), spécialisé dans le lait en poudre, mais on évoque pour l’instant une possible reprise par Lactalis. Quant au siège social de Noisiel, les syndicats craignent que les effectifs y soient réduits de 30 à 50 %, en raison notamment de l’externalisation des services informatiques et comptables.

Mais le géant suisse affirme ne pas envisager de fermetures d’unités en France dans l’immédiat, même si sa volonté de céder Purina est en revanche confirmée.