Une intersyndicale (CFDT, SNEEMA CFE-CGC, CGT, FO CFTC et UNSA) s’est créée chez Groupama pour « défendre le pouvoir d’achat des salariés », informe la CFDT Agri-Agro dans un communiqué le 21 septembre. L’intersyndicale exige « une augmentation générale [des salaires] au niveau de l’inflation », point qui devrait être discuté lors des négociations annuelles obligatoires (NAO 2023) censées débuter le 18 octobre. Pour sensibiliser sur le sujet, l’intersyndicale « appelle à une grève dans toutes les entreprises du groupe (caisses régionales, entités GAN, filiales) le 27 septembre 2022 de 9 h 30 à 11 h 30 ». D’après nos confrères de L’Argus de l’assurance (article du 28 juin), il n’y a pas eu d’augmentation générale des salaires au niveau du groupe Groupama depuis 2011.
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Lors du conseil d’administration de Groupama à Paris le 28 juin, une délégation de la CFDT avait obtenu un accord « de principe » sur une augmentation générale des salaires en 2023, selon un communiqué syndical du 30 juin. En revanche, la CFDT n’avait rien obtenu sur sa demande de « mesure immédiate sur les salaires pour 2022 ». Depuis, le gouvernement a officialisé durant l’été ses mesures de soutien au pouvoir d’achat via une loi du même nom et la loi de finances rectificatives pour 2022. Parmi ces mesures figurent le renouvellement et l’assouplissement de la prime Macron, rebaptisée prime de partage de la valeur (PPV). Un dispositif dont les entreprises du groupe Groupama se sont emparées « de façon dispersée », regrette la CFDT. « Certaines entreprises ne versent rien, d’autres optent pour une mesure unilatérale minime, d’autres négocient mais à des niveaux loin de compenser les impacts de l’inflation actuelle », détaille le communiqué du 21 septembre.