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Sel Guérande toujours en attente d’IGP

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La coopérative de Guérande bute sur la teneur en chlorure de sodium, exigée par la réglementation française pour obtenir une certification de conformité, préalable à toute appellation. Cette barrière pourrait tomber prochainement, mais les producteurs de Guérande ne seront pas au bout de leurs peines. En effet, le sel n’est pas considéré comme une denrée alimentaire à Bruxelles. Du coup, malgré les démarches entreprises depuis plusieurs années Guérande n’a toujours pas d’Indication géographique protégée (IGP).

Le conseil d’administration de la coopérative de Guérande en Loire-Atlantique a donné son aval le 12 décembre pour commercialiser 8 000 tonnes de sel en 2004. La précédente campagne avait été limitée à 7 000 tonnes en raison de la pollution aux abords de Guérande. En cette fin d’année, les adhérents et la direction attendent avec impatience la reconnaissance de leur produit en tant qu’Indication géographique protégée.

Certification

Pour cela, la coopérative doit obtenir une certification de conformité pour le gros sel et la fleur de sel qu’elle extrait des marais de Guérande. Mais, même si dès 1998, les autorités françaises ont donné un avis favorable, « la procédure est bloquée en raison de la teneur en chlorure de sodium, fixée par la réglementation à 97 %», explique Magalie Amisse-Gauthier, conseillère juridique des Salines de Guérande. Problème : le sel de Guérande, comme ceux de Noirmoutier et de l’île de Ré, n’atteint pas ce taux en raison des fonds argileux sur lesquels il est récolté. A Guérande, il varie entre 94 et 98%. Ce taux réglementaire serait en passe d’être modifié ce qui ferait tomber un premier verrou.

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Produit minier

En revanche, le second obstacle pour obtenir une reconnaissance européenne pourrait être plus délicat. A Bruxelles, le sel est considéré comme un produit minier et non un produit agricole. Toutefois, forte du soutien de partenaires européens, notamment portugais, et de l’aide d’associations de restaurateurs comme Eurotoques, la coopérative espère faire évoluer positivement la liste des produits agricoles et intégrer le sel comme un produit alimentaire.