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Conseil viticole de FranceAgriMer Hausse des ventes de vin sans IG, baisse des ventes de vins avec IG

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Au cours des premiers mois de la campagne viticole, les ventes de vin en vrac sans indications géographiques (IG) ont progressé, par rapport à la campagne dernière à pareille époque, tandis que les ventes de vins en vrac sous IG ont fléchi. Telles sont les grandes lignes du dernier conseil viticole de FranceAgriMer, qui s’est tenu le 25 janvier.

Les premières statistiques de la campagne 2011/12 (1er août-31 juillet), établies par le conseil viticole de FranceAgriMer du 25 janvier, font apparaître une progression des ventes de vin sans IG de 39% sur les premiers mois de la campagne, par rapport à la même période de la campagne précédente, à 1,549 million d’hectolitres. Cette progression est due en grande partie au segment des vins de cépage (+ 111% pour les rouges, + 103% pour les rosés et +80% pour les blancs). On peut y voir la montée en puissance des ventes de vins de cépage à l’exportation et sur le marché intérieur, les opérateurs s’habituant, après trois campagnes, à la réglementation autorisant la mention des cépages. Les premiers chiffres de l’exportation seront connus en février.

Vins sans IG : plus de volumes et des prix en hausse
Cette progression est due aussi aux ventes plus actives de vins sans cépages (+ 23% pour les rouges, + 15% pour les rosés et +93% pour les blancs), en raison de la production plus abondante de 2011. 2010 constituait une « petite » récolte, et l’augmentation des ventes ne fait que traduire le rattrapage d’une moyenne. Les volumes commercialisés sans IG la campagne dernière étaient d’autant plus restreints que, du fait de la petite récolte, les viticulteurs avaient déclassé moins de lots qu’en année normale.
S’agissant des prix, toujours pour cette catégorie des vins sans IG, les vins sans cépage ont présenté des valeurs en hausse de 7% sur les rouges, de 6% sur les rosés et autant sur les blancs. Et pour les vins vendus avec mention du cépage, les prix se sont tassés de 4% sur les rouges, mais ont progressé de 5% sur les rosés et de 22% sur les blancs.

Vins IGP : attentisme des acheteurs
Les statistiques du conseil viticole de FranceAgriMer font état en revanche d’une diminution des ventes de vins à Indication géographique protégée (IGP) : -23%, soit 2,548 millions d’hectolitres contractualisés. En ces premiers mois de la campagne, les opérateurs ne se pressent pas pour acheter, a commenté FranceAgriMer, qui fait état de leur « attentisme », notamment sur les transactions de l’IGP Pays d’Oc. Les ventes ont fléchi de 20% sur les rouges, de 25% sur les rosés et de 29% sur les blancs. La régression des volumes contractualisés en IGP touche surtout les vins mentionnant un cépage : -20% sur les rouges, -34% sur les rosés et -36% sur les blancs.
Les prix des vins IGP ont progressé de 8% sur les rouges, de 10% sur les rosés, mais se sont effrités de 9% sur les blancs.

Les AOC toujours en tête dans la grande distribution
Enfin la commercialisation des AOC est caractérisée par un léger retrait par rapport à la campagne précédente. FranceAgriMer ne livre pas de statistiques à ce stade de la campagne, mais un ordre de grandeur : -5% en volumes, et un maintien des prix. On observe un « retard de commercialisation des vins rouges de la Vallée du Rhône, de Bourgogne et du Languedoc-Roussillon », tandis que « les transactions des AOC bordelaises en rouge et bourguignonnes en blanc restent pour l’instant équivalentes ». Le segment dominant des vins vendus en grande distribution est de loin celui des AOC, avec 4,2 millions d’hectolitres vendus du 3 janvier au 7 novembre 2011, a rappelé FranceAgriMer. En comparaison, les IGP de cépage ont totalisé 1,5 million d’hectolitres, les IPG standard 0,884 million, les vins de France sans IG 0,721 million, les vins de l’UE sans IG 0,428 million d’hectolitres.

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