2004 a été « une année très difficile » pour l’horticulture, a indiqué Jean-Pierre Mariné, président du conseil horticole de l’Oniflhor, qui s’est tenu le 30 mars. Le marché des végétaux d’ornement s’est élevé à 2,6 milliards d’euros, contre 2,4 en 2003. Mais sur ce marché, la production décline depuis plus de dix ans et les importations augmentent, en provenance des Pays-Bas, du Kenya, de Colombie et d’Éthiopie pour la fleur coupée. Si la situation est difficile globalement, elle n’empêche pas des éclairies ponctuelles. Ainsi, l’intérêt croissant des villes et villages pour leur fleurissement implique un débouché en progression. « Si l’on passe de 11 000 communes fleuries à 15 000, l’effet sera significatif », a mentionné M. Mariné. Le fleurissement des villes offre un débouché direct pour les producteurs, mais aussi un débouché indirect, par effet d’entraînement sur les habitants. Par ailleurs le développement de l’habitat pavillonnaire élargit le débouché des plantes ornementales d’extérieur.
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Signalons le projet « Valor », interprofession en gestation, ainsi que des initiatives de producteurs dans le secteur de la fleur coupée. Jusque-là les forces de vente des professionnels n’étaient pas organisées, ce qui fait que la fleur coupée colombienne ou keyniane marquait des points par les prix bas. Les professionnels sont en train d’organiser des circuits favorisant la remontée de fleurs coupées du Sud-Est de la France vers le Bassin parisien en évitant le retour des camions à vide. Les producteurs angevins se groupent pour expédier des fleurs dans un même véhicule. Une organisation de la fleur coupée est par ailleurs en train de se constituer en France.