Le tribunal administratif de Marseille a conforté, le 13 juillet, l’autorisation d’exploitation de la raffinerie TotalEnergies de La Mède, près de Marseille, où est utilisée de l’huile de palme importée d’Asie. En avril 2021, la justice avait exigé que le groupe pétrolier revoie son étude d’impact sur l’utilisation d’huile de palme. À l’audience, le 30 juin, la rapporteure publique avait réclamé le rejet de cette nouvelle exigence, estimant au contraire que la nouvelle étude transmise par TotalEnergies avait permis d’améliorer le projet.
La nouvelle étude de la compagnie pétrolière n’a pas satisfait les associations requérantes, notamment Greenpeace France et France Nature environnement Paca, qui ont demandé que soit mesuré non seulement l’impact de l’huile de palme sur le climat, mais aussi celui de toutes les autres huiles transformées en carburants (soja, tournesol, colza, qu'elles soient importées ou non). FNE Paca, contacté par Agra Presse, voudrait que soit pris en compte « l’enjeu que représentent les grandes cultures destinées à la production de carburants, alors que le contexte alimentaire s’aggrave ». Les associations requérantes « envisagent donc de faire appel de cette décision », indique leur communiqué.
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Ce jugement « permet à la bioraffinerie de poursuivre son exploitation avec une grande diversité de matières premières, aussi bien l’huile de colza que les déchets issus de l’économie circulaire (huiles de cuisson usagées, graisses animales) », indique pour sa part TotalEnergies à Agra Presse. À compter du 1er janvier 2023, le gorupe pétrolier cessera d’approvisionner la bioraffinerie de La Mède en huile de palme et ses dérivés et compte « faire progresser la part des déchets et résidus dans ses approvisionnements (huiles usagées, graisses animales, etc.) ».