Après l’Indonésie il y a un peu plus d’un an, c’est au tour de la Malaisie de demander, le 28 avril dans le cadre de l’organe de règlement des différends de l’OMC, la mise sur pied d’un groupe spécial concernant le règlement de l’UE définissant les matières premières destinées à la production de biocarburants à haut risque de changement indirect d’affectation des sols (ILUC) (1). Ce règlement vise principalement à limiter le recours à l’huile de palme dans le biodiesel dans l’UE d’ici 2030. Mais pour la Malaisie, deuxième producteur mondial d’huile de palme, ces dispositions sont incompatibles avec les règles de l’OMC. Elle estime que les mesures adoptées limitent déjà et réduiront de plus en plus le volume de biocarburant issu de la culture du palmier à huile et par conséquent la quantité d’huile de palme qui sera vendu sur le marché de l’UE. Des consultations entre l’UE et la Malaisie avaient été ouvertes au mois de janvier mais elles n’ont pas permis de trouver une issue au conflit (1). Ces plaintes indonésiennes et malaisiennes pourraient avoir un impact sur les propositions que prépare Bruxelles pour le mois de juin en vue de réduire la déforestation dite « importée ».
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