Après deux années consécutives de baisse, la production mondiale d’huile d’olive devrait retrouver des couleurs en 2024/2025, indique le ministère américain de l'Agriculture (USDA) dans un rapport publié le 8 novembre. Elle est attendue à 3,1 millions de tonnes (Mt) ; soit une hausse de 27 % par rapport à l’année dernière et une prévision légèrement inférieure à celle formulée par le Conseil oléicole international (3,35Mt). Selon l’USDA, l’Union européenne (UE) devrait produire 2 Mt de tonnes en 2024/2025 contre 1,5 Mt un an plus tôt. Rien qu’en Espagne, qui contribue à hauteur des deux tiers à l’offre européenne, la production pourrait revenir à des niveaux moyens, atteignant près de 1,3 Mt contre environ 765 000 tonnes en 2023/2024.
En revanche, la production italienne d’huile d’olive devrait se maintenir à 200 000 tonnes, en baisse par rapport à la campagne précédente. Une diminution due aux effets du cycle naturel d’alternance de production des oliviers, de la sécheresse et des vagues de chaleur dans le sud de l’Italie, selon le rapport. Toujours au niveau du pourtour méditerranéen, la Tunisie anticipe une offre de 340 000 tonnes en 2024/2025, soit une hausse de 70 %, alors que la Turquie devrait afficher 350 000 tonnes d’huile d’olive contre 190 000 tonnes un an plus tôt.
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Malgré cette amélioration de l’offre, l’USDA ne prévoit pas de décrue des prix. En effet, selon l’organisme américain les stocks de début de campagne restent faibles, épuisés par deux années de sécheresse et une forte demande. La consommation devrait grimper de 17 % au cours de la saison pour atteindre 2,8 Mt, ce qui devrait exercer une tension sur le marché alors que les exportations ne devraient croître que de 5 % à 1,2 Mt.