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FINANCEMENT/PRODUITS FESTIFS Huso lève des fonds pour développer sa marque Caviar de Neuvic

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Créée en 2011, la société Huso devrait lever 2,4 millions d'euros d'ici à la fin de l'année pour développer sa marque, Caviar de Neuvic, et projette de porter l'enveloppe à 4 millions d'euros l'an prochain. En attendant, elle écoule un quart de ses volumes auprès de Delpeyrat (Maïsadour), partenaire de la première heure.

Laurent Deverlanges, président-fondateur de Huso (caviar), lèvera 4 millions d'euros d'ici à fin 2015 pour financer son développement. Créée en 2011 par cet ancien directeur du développement Ernst & Young Pôle Sud Ouest, la société produit du caviar d'Aquitaine à Neuvic (24). En octobre, 900 000 euros avaient d'ores et déjà été apportés, en provenance de business angels, d'investisseurs privés, de fonds (Crédit agricole expansion notamment) mais aussi de Wiseed, une plateforme de financement participative. Et la levée de fonds devrait atteindre 2,4 millions d'euros pour la fin de l'année 2014.

DELPEYRAT PARTENAIRE DE LA PREMIÈRE HEURE

Grâce à ces fonds, Laurent Deverlanges veut développer sa marque, Caviar de Neuvic, pour vendre directement sa production, sans passer par des négociants. Il approvisionne aussi d'autres entreprises. Delpeyrat (filiale du groupe coopératif Maïsadour, entrée au capital de Huso à sa création à hauteur de 9 %) a ainsi signé un contrat de cinq ans avec Huso pour lui acheter un quart de ses 2,2 tonnes de production annuelle, notamment pour une autre de ses filiales, Comtesse du Barry. Un accord qui pourrait être reconduit au delà de 2017, selon Laurent Deverlanges.

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Dans un contexte sensible pour les productions piscicoles, Laurent Deverlanges a choisi de jouer la carte environnementale : farines de poissons issus de la pêche durable et céréales sans OGM alimentent ses esturgeons, sans introduction de protéines animales transformées (PAT). Huso finance aussi « No Kill Project » à hauteur de « plusieurs centaines de milliers d'euros », indique Laurent Deverlanges sans plus de précision. Ce projet de recherche sur trois ans lancé l'an dernier vise à extraire le caviar sans tuer l'esturgeon, grâce à une sorte de césarienne. Il est mené en partenariat avec avec Pisciculture Aquadem, l'université Bordeaux 1 et le CNRS. Pour Laurent Deverlanges, il s'agit de « produire le meilleur caviar possible avec le moins d'impact sur l'environnement ». S'il met davantage en avant l'image que le coût, une telle pratique pourrait bien sûr s'avérer intéressante économiquement.

DOUBLER LE CHIFFRE D'AFFAIRES

Huso espère atteindre 1,5 million d'euros de chiffre d'affaires à fin mars 2015, contre 868 000 euros sur 2013/2014. Bien ancrée sur le marché français, la société veut notamment progresser à l'export, qui a représenté 10 % des ventes sur le dernier exercice.