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I-lunch en quête de 5 M€ pour promouvoir la cantine sans emballages

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La start-up I-lunch propose aux entreprises soit des espaces de restauration clé en main soit la livraison de repas au bureau ou à la maison pour les télétravailleurs. Ses formules tablent sur l’absence de déchets en utilisant des contenants consignés et réutilisables.

Cinq millions d’euros, c’est l’objectif que s’est fixé Victoria Benhaïm, la créatrice de la cantine d’entreprise « phygitale » I-lunch, pour sa prochaine levée de fonds. « Je compte boucler cette levée de fonds d’ici mai ou juin, auprès de fonds à impact qui s’intéressent à notre démarche », prévoit la créatrice de la société. I-lunch vise deux ou trois fonds qui entreraient au capital de la société, aux côtés des investisseurs historiques qui pourraient aussi participer à cette opération. En juin 2019 (après une levée de fonds auprès de proches fin 2017), plusieurs partenaires financiers avaient apporté 800 000 euros à I-lunch à l’occasion de son premier tour de table : Temaris et Associés (fondé et dirigé par Patricia Barbizet), des family offices et des business angels. À l’issue de cette nouvelle levée de fonds, le but est que la majorité du capital soit détenu par la fondatrice Valérie Benhaïm et les managers.

La particularité de I-lunch réside dans son parti pris « zéro déchet » : la société livre les repas dans des contenants en verre qu’elle collecte après utilisation, nettoie et remplit à nouveau. « J’ai été frappée par le volume incroyable d’emballage que génèrait la livraison de repas à domicile, ce qui m’a poussée à lancer la seule offre en Europe de livraison de repas 100 % zéro déchet », explique Victoria Benhaïm. I-lunch, qui n’a pas recours à des emballages biodégradables, estime avoir permis d’économiser « une tonne de plastiques jetables en 2020 ». Une quarantaine de collaborateurs travaillent actuellement autour de la dirigeante, majoritairement des commerciaux, et des livreurs embauchés en CDI par la société.

Une offre Télé Restau pour les télétravailleurs

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Comme d’autres sociétés de son secteur, I-lunch ne dévoile que très peu de données permettant de se faire une idée de son volume d’activité. Une cinquantaine d’entreprises d’au moins cent salariés (Nike, Leroy Merlin, Schindler, etc.) ont recours aux services de I-lunch, soit pour son offre de cantine sur leur site, soit pour son offre nommée Télé Restau consistant à livrer à domicile les salariés en télétravail. « L’exercice 2020 atteint une rentabilité opérationnelle de 25 % mais nous ne sommes pas l’équilibre, ce qui est prévu pour 2022 », affirme Victoria Benhaïm.

Grâce au nouvel apport de fonds prévu cette année, I-lunch prévoit de se développer de façon intensive afin d’atteindre « une croissance de 400 % en 2021 ». Ainsi, « le déploiement de la livraison de repas et de produits d’épicerie au domicile des salariés » est prévu, au même titre que le lancement de trois cents nouvelles recettes grâce à l’ouverture d’un nouveau laboratoire en région parisienne, sachant qu’actuellement I-lunch s’appuie sur un laboratoire permettant de confectionner une partie de son offre de plats. Proposant son offre seulement en Ile-de-France aujourd’hui, I-lunch prévoit en 2021 d’aller au-delà de la région capitale en proposant ses services dans deux métropoles régionales. Des recrutements massifs seront nécessaires pour atteindre les objectifs : un doublement des effectifs est ainsi planifié en 2021 afin d’atteindre les quatre-vingt collaborateurs autour de Victoria Benhaïm et Matthieu Bagur, un ancien de La Fourchette, recruté mi-2020.