Au nom de l’ensemble de la filière vit-vinicole, Vin & Société réagit, dans une lettre au président de la République, au jugement prononcé le 20 décembre dernier contre Le Parisien libéré. Cette condamnation « illustre les dérives graves qu’autorise la définition par défaut de la publicité dans le Code de santé publique. Elles font peser sur le vin, produit intrinsèquement lié à la culture, à l’art de vivre et au patrimoine français, la menace d’un tabou médiatique », écrit Vin & Société qui demande la réunion rapide de tous les partenaires pour élaborer une solution et définir dans quelles conditions on peut faire une publicité sur le vin. Comme la Cour de cassation, les tribunaux jugent que toute évocation, quelle que soit sa forme, du nom d’une boisson alcoolisée, peut être considérée comme une publicité. Ainsi, même si la finalité n’est pas commerciale, le simple fait d’évoquer la boisson alcoolisée est considéré comme un acte publicitaire. Vin & Société voit là « une atteinte à la liberté d’expression de la presse puisque, désormais, tout journaliste s’exprimant sur le vin est assimilé à un rédacteur publicitaire. L’application stricte de la loi pourrait même remettre en cause tout acte créatif évoquant le vin : livre, film, chanson, peinture, etc. ! Non seulement, on ne pourra plus regarder de match des Girondins de Bordeaux à la télévision, mais la plupart des poèmes de Baudelaire seront interdits d’édition en l’état et de nombreux tableaux du Louvre devront être détachés ». « Nous ne pouvons pas rester dans cette situation absurde, instable et dangereuse qui pèse sur les médias et sur la filière. Il faut donner une définition au terme publicité, c’est la seule solution envisageable. Nous nous tenons prêts à travailler sur cette définition », précise Marie-Christine Tarby, présidente de Vin & Société.
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