Le réseau Inpact (Fadear, Civam, Terre de liens, InterAgocg) a remis au ministère de l’Agriculture, le 27 septembre, un rapport dédié à la transmission des exploitations, intitulé « Accompagner la transition agricole en favorisant le renouvellement des actifs ». « Il faut prendre à bras-le-corps l’enjeu de la transmission pour des installations nombreuses », revendique Raphaël Bellanger, coprésident du Fadear, le réseau de l’agriculture paysanne, interrogé par Agra Presse. « Aujourd’hui il n’est pas suffisant de tout miser sur l’installation », poursuit-il. La première action à mettre en œuvre serait donc de dédier des fonds plus importants aux acteurs qui accompagnent la transmission.
Un des constats portés par le réseau Inpact est l’inadéquation entre les fermes à transmettre et ce que veulent les nouveaux entrants. « Il faut ouvrir le champ des possibles », assure Raphaël Bellanger, quitte à imaginer de nouveaux modèles de transmission. Être deux repreneurs pour un cédant afin de répartir le poids du capital, s’installer dans une production différente que celle du cédant, sont autant de possibilités qui aujourd’hui ne sont pas suffisamment explorées car « classiquement, l’évaluation économique de la ferme se fait sur le modèle existant », regrette-il.
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Un autre axe de réflexion est plus original. Le rapport s’interroge sur la place des interlocuteurs locaux comme les communautés de communes, les agences de l’eau, les Cuma, dans les processus de transmission et d’installation. Pour le réseau Inpact, « certains acteurs jouent un rôle dans la transmission des fermes et se trouvent en dehors des radars de la politique publique ». « Il faut réfléchir à la façon d'ouvrir le cadre pour intégrer ces acteurs », appuie Raphaël Bellanger. L’échelon devant rester local, il propose notamment la mise en place d’une commission départementale de la transmission.
« Il faut ouvrir le champ des possibles »