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Importations ukrainiennes : l’accord en phase de finalisation malgré les craintes

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Les États membres de l’UE pourraient donner leur feu vert à la révision de l’accord commercial avec l’Ukraine « d’ici quelques jours ou quelques semaines tout au plus ». C’est ce qu’a déclaré la Commission européenne le 24 septembre à l’occasion d’un échange de vues sur le sujet avec les eurodéputés de la commission de l’Agriculture. Toutefois, pour pouvoir s’appliquer, cette révision devra être parachevée par le comité d’association UE/Ukraine dans sa configuration « Commerce ». Elle entrera en vigueur 15 jours après cette validation. Cette perspective n’efface, cependant, pas les craintes des parlementaires européens, une nouvelle fois exprimées au cours du débat. Elles concernent l’augmentation des volumes des contingents tarifaires accordés aux produits sensibles comme le sucre, la volaille ou encore le maïs mais aussi les modalités de déclenchement des mesures de sauvegarde ou les contrôles à l’importation et l’alignement progressif de l’Ukraine sur les normes de l’UE.

Lire aussi : Importations ukrainiennes : l’accord entre Bruxelles et Kiev divise les États membres

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Au Conseil Agriculture du 22 septembre, les États membres frontaliers (Bulgarie, Hongrie Roumanie, Pologne, Slovaquie), déjà auteurs d’une déclaration conjointe en ce sens en juillet, ont eux réitéré leur demande pour un fonds de compensation des pertes agricoles. Ceux-ci ont été rejoints par la Croatie et la Grèce. Ces États membres mettent en avant des inquiétudes liées aux avantages supplémentaires prévus par la révision de l’accord mais aussi des doutes sur l’alignement progressif de l’Ukraine sur les normes de production de l’UE. Sans se prononcer formellement sur les compensations, le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen a rappelé que la révision est un équilibre entre le soutien à l’Ukraine et la protection des agriculteurs européens. Il a également souligné que l’accord est accompagné de mesures de sauvegarde robustes activables en cas de problème sur le marché d’un ou plusieurs États membres. Enfin, il a évoqué les opportunités à l’exportation pour les filières agricoles de l’UE.