La chambre d’agriculture du Var s’est félicitée de l’écoute du gouvernement le 24 août, à la suite de l’incendie qui a touché au moins 1 000 ha de vignes et cultures agricoles. Elle demandait une véritable cogestion du massif forestier avec l’ONF et les EPCI.
La présidente de la chambre d’agriculture du Var Fabienne Joly s’est réjouie de la « visite de soutien » du ministre de l’Agriculture Julien Denormandie et de la secrétaire d’État à la Biodiversité Bérangère Abba, le 24 août, à la suite de l’incendie ayant brûlé 7 100 ha de végétation dans le département – principalement entre la plaine des Maures et la péninsule de Saint-Tropez.
« On a eu une réouverture des discussions afin de revenir à une cogestion équilibrée de la réserve naturelle nationale des Maures en ce qui concerne les espaces agricoles », a indiqué Mme Joly. L’idée est « de se remettre tous autour d’une table […] et de travailler conjointement ensemble : la chambre d’agriculture, les EPCI, l’ONF et bien entendu la réserve naturelle », a-t-elle précisé, rappelant que « jusqu’à présent la cogestion était unilatérale et avec beaucoup d’opposition ». L’enjeu est d’améliorer les pratiques d’entretien du massif forestier et des parcelles pour éviter les feux de broussaille, et ainsi protéger tant les vignes que la biodiversité, dans un territoire « avec une typicité de collines et particulièrement vulnérable aux sécheresses », a-t-elle souligné.
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Le feu avait démarré le 16 août sur une aire d’autoroute de l’A57 au nord de Toulon. Il s’était propagé cinq jours durant sur 8 100 ha, touchant au passage au moins 1 000 ha de vignes, oliviers et cultures maraîchères, selon le secrétaire général de la FNSEA Jérôme Despey. « Il y a des parcelles qui ne sont pas accessibles, donc malheureusement je crains que le bilan ne soit beaucoup plus lourd », confiait ce dernier à Agra Presse le 19 août.
Concernant la viticulture, les dégâts du feu étaient alors visibles « sur les premières rangées de vignes », et les viticulteurs très préoccupés par les impacts de la fumée sur le goût des raisins, à quelques jours ou semaines de la récolte. « Rien que dans le Var, soixante-treize domaines et cinq coopératives sont impactés par les incendies, principalement dans la zone des AOC et IGP Provence », a indiqué Jérôme Despey. De plus, une cave a été « complètement détruite » et une autre « fortement » endommagée. Des dégâts consécutifs à d’autres incendies étaient également à déplorer dans l’Aude et dans le Vaucluse.