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Indemnisations influenza : la filière des œufs veut le même dispositif qu’en 2020-2021

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L’interprofession des œufs (CNPO) souhaite que les indemnisations des impacts de l’influenza aviaire pour 2021-2022 suivent « le même principe que l’année dernière », a demandé son président Philippe Juven lors d’une conférence de presse le 12 mai. Encore en cours d’estimation, les pertes « se chiffreront en dizaines de millions d’euros », avance M. Juven. Elles sont de différentes natures : volailles abattues préventivement pour enrayer l’épizootie ; vides sanitaires allongés ; déclassement d’œufs coquille en ovoproduits moins bien valorisés (pour cause d’interdictions de mouvements).

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M. Juven indique avoir obtenu « l’engagement du ministre sur l’indemnisation au niveau de la production de l’ensemble des pertes en zones réglementées ». Reste la question des éleveurs des zones indemnes, ainsi que des entreprises d’amont et d’aval, pour lesquelles les discussions n’ont « pas encore débuté ». Concernant le déclassement des œufs coquille, « l’État devrait couvrir la totalité des pertes », précise Maxime Chaumet, secrétaire général du CNPO, rappelant que les producteurs ont pu émarger au premier dispositif d’indemnisations économiques dans le Sud-Ouest et le Nord (doté de 2 M€ pour les œufs).

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L’influenza aviaire a notamment ravagé les Pays de la Loire, qui comptent 18,6 % des poules pondeuses françaises. Le CNPO a confirmé que la maladie provoquera une baisse de la production de 9 % en 2022. Environ 3 millions de poules pondeuses et 800 000 poulettes ont été abattues préventivement, sur un cheptel français de 48 millions de poules. « Il faudra un an pour retrouver un niveau de production normal », prédit son vice-président Loïc Coulombel, car il faut compter six mois avant que les élevages disposent de poulettes aptes à pondre.

« Un an pour retrouver un niveau de production normal »