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Indications géographiques : rude bataille

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Apôtre de la protection des indications géographiques alimentaires, l'Union européenne en compte aujourd'hui quelque 3 300, dont la moitié dans le secteur du vin. Elle considère ce régime comme un facteur essentiel du développement rural et un atout majeur pour ses exportations. D'où sa satisfaction après l'initiative, prise dans le cadre de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), d'étendre aux IG l'arrangement dit de Lisbonne, sur la protection des appellations d'origine. Ce régime international ne compte jusqu'à présent que 28 membres, européens notamment, mais, son champ d'application élargi, il pourrait en accueillir de nouveaux. Les pays hostiles aux contraintes commerciales liées à l'enregistrement des IG, et ils sont nombreux, ont immédiatement réagi en qualifiant d'« illégitime » la décision prise à l'OMPI, comme l'a souligné le « consortium » américain qui se bat pour le droit d'utiliser les dénominations génériques. La bataille sur ce terrain ne fait donc que s'intensifier. Et ce alors que, justement, l'UE tente, en vain pour l'instant, d'aborder sérieusement le chapitre des IG dans les pourparlers de l'accord de libre-échange avec les États-Unis. Le Parlement européen est sur le point de demander à la Commission de Bruxelles d'obtenir de Washington une protection et une reconnaissance renforcées des indications géographiques de l'Union. Un sérieux défi diplomatique pour les négociateurs de la Commission de Bruxelles.

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