En conflit avec l’Indonésie depuis la révision de la directive européenne Energies renouvelables (RED II) qui vise notamment à limiter fortement le recours à l’huile de palme dans sa production de biodiesel d’ici 2030 (1), l’UE a indiqué le 4 juin qu’elle cherchait dorénavant activement à résoudre ce différend afin de conclure un accord de libre-échange. Josep Borrell a indiqué que « l’UE n’a rien contre l’huile de palme » et que dans un souci de transparence, elle rendra publique la façon dont elle calcule l’impact de chaque biocarburant sur l’environnement.
Lire aussi : « Huile de palme : l’Indonésie porte plainte contre l’UE devant l’OMC »
Alors qu’une plainte déposée par Djakarta est en cours auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell estime que « cette dispute a affecté notre relation » et qu’il est temps de « trouver une solution par nous-mêmes, soit par le groupe de travail que nous avons créé, soit par l’Organisation mondiale du commerce ». Il précise que l’accord de libre-échange souhaité « est un accord plus large, un accord complet qui doit toucher à tous les secteurs de l’économie, pas un seul. Donc je suis sûr que nous allons être capables de trouver une solution ». Les deux parties ont démarré leurs pourparlers commerciaux en septembre 2016 et entameront en juillet leur 11e cycle de discussions. De nombreux dossiers restent encore à régler, notamment sur les normes sanitaires et phytosanitaires et les indications géographiques.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
En 2020, l’UE a importé pour 2 441 Mio € d’huile de palme, soit une hausse de 21,7 % par rapport à 2019. Au total, les importations agroalimentaires de l’UE en provenance d’Indonésie atteignaient 4 478 Mio € alors que les exportations seulement 746 Mio €.