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Inflation alimentaire : « C’est une question budgétaire », insiste Janusz Wojciechowski

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Selon les dernières données publiées par Eurostat, le prix moyen des produits agricoles à la production dans leur ensemble dans l’UE a augmenté de 24 % entre 2021 et 2022. Les hausses de prix les plus importantes ont concerné les céréales (+45 %), les œufs (+43 %) et le lait (+31 %). Dans le même temps, une augmentation de 30 % a été enregistrée pour un même « panier » d’intrants au sein duquel les hausses de prix ont été considérables pour les engrais et les amendements (+87 %) ainsi que pour l’énergie et les lubrifiants (+59 %). Venu répondre le 17 janvier en plénière à Strasbourg aux inquiétudes des eurodéputés sur cette situation, le commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski a une nouvelle fois indiqué que la solution pour l’agriculture ne pourrait venir que d’une augmentation du budget de la Pac qu’il appelle de ses vœux dans le cadre de la révision à mi-parcours du budget communautaire qui sera lancée en 2023. « Nous allons examiner les mesures possibles de soutien aux agriculteurs dans le cadre de la Pac, mais je ne vois pas quels autres instruments nous pouvons aujourd’hui mobiliser. Il reste la réserve de crise mais son budget de 450 M€ ne suffira pas. C’est maintenant une question budgétaire car l’inflation est un défi pour le cadre financier de l’UE dans son ensemble », a-t-il indiqué.

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Le commissaire a regretté que le secteur agricole n’ait reçu qu’environ 1 % des aides allouées jusqu’à présent par les États membres dans le cadre des plans de relance. Il admet également ne pas être enthousiaste vis-à-vis du recours massif aux aides d’État qui remettent en cause l’égalité de traitement entre les États membres qui n’ont pas tous les mêmes capacités financières. Interrogé par plusieurs parlementaires sur le rôle joué par la spéculation sur les marchés dans l’envolée actuelle des prix, le commissaire a convenu qu’il s’agissait d’un « des facteurs possibles, mais la Commission n’a pas de preuves. C’est aux États membres qu’il revient d’agir contre cette spéculation sur leur marché s’il y a des cas avérés ».